Lettres de l’Avalée
Elles devaient s’appeler «Lettres de la Vallée», et puis son auteur, se trouvant happée par le système, comme avalée par la Machine ou Léviathan, a opté pour cette graphie.
Les Lettres de l’Avalée seront des contributions irrégulières à ce blog, les témoignages vécus de notre vie avalée, venus d’une dame qui a su faire le chemin dans sa tête...
Ma chère enfant,
Je voudrais aujourd’hui te parler de la guerre. Pas seulement de celle à laquelle on pense quand on parle de guerre, les armes, les canons, les soldats, bien que de celle-là je te parlerai aussi, puisqu’elle est la conséquence de ce que je vais t’exposer. Je m’adresse à toi parce que tu es un être humain en construction et que tu auras en grandissant, j’en suis sûre, de la curiosité pour la vie, pour tes semblables et pour l’avenir de l’espèce à laquelle nous appartenons.
Bon nombre de mes contemporains n’ont jamais réfléchi à cette question et bon nombre des tiens feront de même. Mais je suis sûre que tu voudras comprendre, parce que je te sais intelligente et pleine de vie.
Or la guerre s’oppose à la vie, la guerre détruit la vie. Elle détruit toute possibilité de se voir, de s’écouter, de se comprendre, d’échanger, de commercer, pacifiquement. La guerre n’est pas pacifique ; c’est une évidence ; la guerre est un meurtre commandité à grande échelle, une injonction, une obligation, faite par un petit groupe envers la majorité, d’aller tuer son semblable ou de se faire tuer par lui.
Je vais essayer de te montrer que d’abord la guerre n’est pas inscrite dans nos gènes, qu’elle est en outre l’un des rouages incontournables de l’appareil d’état et que nous sommes tous contributeurs forcés de ce système mortifère.
La guerre habite l’homme.
Depuis toujours, les hommes sont conditionnés pour considérer la guerre comme une composante de nos sociétés. Le politologue Benjamin Ginsberg affirmait même que : «La guerre a toujours été un puissant moteur de progrès humain».
La plupart des gens te diront que la guerre est une fatalité, qu’elle fait partie de la « nature humaine », que de tout temps les hommes se sont combattus et qu’il est illusoire de croire que ça puisse changer un jour. On te dira même que, dès le bac à sable, les jeunes enfants se battent comme de petits animaux pour un seau ou une pelle. Or la guerre n’est pas une «loi de la nature» ; c’est un choix collectif. Faire croire qu’on n’en a pas le choix est un premier mensonge.
Ecrivains
De nombreux écrivains ont dénoncé la guerre. Beaucoup ont raconté leur guerre : Barbusse, Giono, Jünger et d’autres. Ils espéraient chez leurs lecteurs une prise de conscience de l’horreur absolue, de l’inhumanité de la guerre. Ils ont témoigné de ce qu’ils ont vécu et chaque récit est différent ; les circonstances, les expériences, les souffrances sont personnelles. Aucun combattant n’a vécu la même guerre. Cela pourrait laisser penser qu’il existe une multitude de sortes de guerres.
Ainsi, il y aurait des guerres nécessaires, des guerres justes, des guerres préventives, des guerres défensives, des guerres éclair, des guerres non conventionnelles, des guerres interétatiques, des guerres civiles, des guerres limitées, des guerres totales...
Mais il n’existe pas plusieurs sortes de guerres. Certaines seraient plus justes, plus légitimes, moins sanglantes, plus ciblées, chirurgicales ? La guerre n’est jamais juste, jamais légitime, jamais propre. La guerre fait couler le sang des hommes, la guerre vole la vie des hommes.
Perdre ses enfants
Nous vivons dans un pays où un chef d’état-major de l’armée peut venir à la télévision pour déclarer tranquillement qu’il faut, au XXIe siècle, se préparer à l’idée de «perdre ses enfants», sans que cela ne soulève la moindre réaction de «l’opinion publique». Nous assistons sans broncher à un réarmement massif de tous les pays les plus puissants du monde. Partout, des pays se font la guerre, reprennent les essais nucléaires, construisent de nouveaux missiles, de nouveaux drones, font des déclarations, professent des menaces. Les États-Unis assurent la défense d’Israël ; la Chine s’arme massivement pour prendre Taïwan ; l’Inde et le Pakistan affutent leurs armes...
En France, alors que la dette est déjà insoutenable, la loi de programmation militaire prévoit un budget de 416 milliards d’euros sur 6 ans. Le gouvernement exige des industriels la constitution de stocks pour produire des munitions et des missiles. Un partenariat étatico-industriel de cinq ans est signé pour renforcer la «réserve industrielle de défense» et l’on invite les hôpitaux à se préparer à l’accueil de milliers de blessés en cas d’un « engagement majeur » de la France dans le conflit russo-ukrainien. Le ministre des armées devient premier ministre et le président alloue 4,2 milliards d’euros supplémentaires au spatial militaire. L’état-major de notre pays semble vouloir entrer en guerre «quoi qu’il en coûte», la population ayant à accepter de «souffrir économiquement».
Ennemi supposé
La menace d’un ennemi supposé produisant la peur nécessaire à l’alignement crédule derrière le drapeau, la défense de la Patrie, le retour de la guerre, des lois sont votées pour la mise en œuvre de pratiques économiques exceptionnelles qui garantissent à l’état le contrôle total de la production et de la consommation privée. Tous nos biens peuvent être réquisitionnés par un simple «Nous sommes en guerre» proféré par quelqu’un qui y trouve un intérêt certain, celui de demeurer au pouvoir sans aucune contestation possible.
Mais, me diras-tu, il faut bien se défendre. Que deviendrions-nous dépourvus d’armée si nous étions attaqués ? Si nous admettons qu’il faille nous défendre, il nous faut admettre que nous pourrions tout aussi bien être l’agresseur. En quoi notre pays est-il différent des pays belligérants ? Sommes-nous plus civilisés que nos agresseurs potentiels ? Les deux dernières guerres mondiales ont débuté sur le continent européen. Rien ne garantit la neutralité de notre pays envers nos alliés du moment. Quand bien même notre pays ne serait pas l’agresseur, nous pouvons à tout moment nous engager dans une guerre dite juste.
Pour obtenir l’adhésion des contribuables et de ceux qui vont servir de chair à canon, il suffit d’agiter la menace, d’attiser les peurs et de mettre en avant de fausses valeurs comme le patriotisme, l’honneur, le courage... Les médias, dont l’existence dépend de leur inféodation au pouvoir, assènent la propagande, entretiennent la peur, attisent la haine, valorisent le sacrifice. Les médias nous manipulent pour nous faire accepter la guerre...et nous l’acceptons.
«Les masses ne sont jamais avides de faire la guerre aussi longtemps qu’elles ne sont pas empoisonnées par la propagande.» – Albert Einstein.
La guerre se finance
« Took the taxes to fund the evil, sounds familiar? » – Yungblud.
Ces mots furent écrits en 2017 par un jeune artiste anglais de vingt ans. Il s’adressait au prince Charles, devenu depuis roi d’Angleterre.
Est-ce à dire que ceux qui prétendent lever des impôts pour financer les services publics en consacreraient une grande partie à financer le mal ? Quel est donc ce mal auquel fait allusion notre jeune artiste ?
Les avions de chasse survolent les chemins de campagne et déchirent le silence. Ces engins sont conçus pour tuer des gens, ils n’ont pas d’autre fonction. Ils coûtent entre 70 et 100 millions d’euros chacun. La France en possède environ 200, ce qui est peu comparé aux États-Unis, dont la flotte avoisine les 14 000. Comment sont financés ces armes de guerre et pour quelle raison ? La construction de canons, de chars, de bombardiers requiert des moyens considérables. Il faut également rassembler des «ressources humaines», des troupes qu’il faut ravitailler, de la matière vivante à sacrifier et du personnel médical pour s’occuper de remettre sur pieds les blessés afin qu’ils puissent éventuellement retourner au combat.
La guerre, quid ?
Plutôt que de nous demander : «qu’est-ce que la guerre ?» nous pouvons nous interroger sur sa fonction dans les sociétés. Bien avant notre ère, Sun Tzu dans un traité, « L’art de la guerre », analysait, avec une avance considérable, la guerre comme une affaire d’importance vitale pour les états. La guerre ne serait qu’un instrument de gouvernance parmi d’autres, les états y recourant pour consolider leur position. Selon Carl von Clauzewitz, «La guerre est une simple continuation de la politique par d’autres moyens.»
Combien d’entre nous se sont posé la question du financement de la guerre ? Chacun comprend que ce sont les états qui déclarent les guerres, qui obligent de jeunes gens à aller se battre contre des inconnus, sous peine de se voir emprisonnés, voire mis à mort en cas de désertion. Ce sont les états, les gouvernants, les « élites » avides de pouvoir et de puissance, qui versent le sang des autres pour prolonger leur existence et maintenir leurs privilèges. Car ces gouvernants ne produisent aucune richesse ; l’état vit de notre production, de ces impôts, de ces taxes délirantes qu’il « prélève ». Rien, jamais, n’est produit par l’état qui puisse améliorer le sort des populations. Les progrès accomplis dans nos sociétés, la richesse, l’ont été malgré l’état et non grâce à lui. Ce sont les entrepreneurs, les gens qui travaillent, qui créent la richesse ; et ce malgré les lois, les taxes, les règlements, les normes et tout ce qui freine la production. Et de ces richesses, l’état s’octroie, l’état vole – soyons clairs – plus de la moitié. L’état vole ceux qui produisent, vous, moi...c’est ainsi que cela fonctionne.
Quel budget ?
Avons-nous une idée exacte du budget de la défense ? Avons-nous questionné la légitimité de ces dépenses ? Avons-nous interrogé l’origine de ces financements ?
Cet argent qui finance l’armement, les troupes, les armes de destruction massive qui font la fierté des états est pris dans nos poches, la tienne, la mienne. Cet argent issu de l’impôt, personne n’accepterait de le donner pour massacrer des populations à travers le monde. Et pourtant on nous le prend. Nous n’avons aucun droit de regard quant à son utilisation, personne n’en peut choisir la destination...
C’est tautologie que d’affirmer que personne, s’il n’était obligatoire, ne consentirait à l’impôt. La plupart d’entre nous tentent d’y échapper ou en tout cas de le réduire. Nous ne consentons pas à l’impôt, il nous est...imposé !
Dette et Obéissance
L’état, jamais à court de subterfuges, utilise la fiscalité, l’inflation, la dette pour financer «l’effort de guerre» et protéger «le bien commun», voire «la civilisation». Est-t-il utile de préciser qu’une bonne partie des ponctions effectuées sur l’argent des contribuables finit toujours par se perdre dans les méandres de l’appareil d’état et dans les poches des profiteurs de guerre, ceux-ci n’étant jamais à court de compromissions pour obtenir leur part ? La destruction de l’économie, le massacre de populations entières sont une source de profits incomparables pour ceux qui y sont intéressés.
Et parce que nous obéissons, nous consentons à la guerre. Nous acceptons que les impôts ne soient plus dévolus à la santé, à l’éducation, etc. mais à la «défense».
Ceux auxquels nous abandonnons notre sort en les mettant au pouvoir commencent par nous priver d’une grande partie de nos revenus, de ce que, par nos efforts, nous produisons et qui devrait demeurer en notre seule possession. Ensuite, c’est à notre Liberté qu’ils s’en prennent. Nul ne peut agir à sa guise avec ce qui lui appartient ; comme des enfants, nous devons obtenir une autorisation pour presque tous les gestes du quotidien. Il nous faut obtenir et remplir des formulaires concoctés par les agents de l’état pour construire une cabane sur un terrain qui nous appartient et pour lequel nous avons au préalable acquitté les taxes sans lesquelles rien ne peut s’obtenir.
Il nous faut une autorisation pour nous déplacer, pour conduire un véhicule, pour bâtir, pour détruire, pour entreprendre quoi que ce soit. Notre existence est réglementée dans tous ses aspects, et il faut obéir, payer les taxes et impôts qui permettent à l’état de faire face à ses nombreux besoins. Car l’état ne produit rien, il n’existerait pas sans notre argent, il tire l’entièreté de ses ressources de l’impôt et de la dette – qui est un impôt différé...
La France ?
La France. Qui est donc cette France qui remercie monsieur Dupond pour sa contribution, même minime, à la construction de ce magnifique porte-avions ? Le président et tous les ministres, les fonctionnaires de tout niveau, remercient madame Martin pour sa participation à l’élaboration de ces nouveaux missiles qui éclateront au beau milieu d’une ville où elle n’a jamais posé les pieds. Mais ce dont les gouvernants sont le plus reconnaissants envers les contribuables Dupont et Martin, c’est d’accepter d’offrir le sang de leurs enfants pour défendre le système étatique qui leur permet de ne pas verser le leur.
Pour convaincre la population qu’il lui est indispensable de s’acquitter de l’impôt, on fait appel à ses bons sentiments. Ainsi fleurissent des termes aussi vagues que la nation, le bien commun, l’égalité, la solidarité nationale. Il faut l’amener à croire que l’état seul peut organiser la société, que l’impôt les fera bénéficier d’un système de santé efficace, d’une éducation gratuite et performante, d’une justice égalitaire et diligente, d’infrastructures et d’agents de l’état pour faire fonctionner le pays. Cela nécessite des moyens colossaux et... comme l’état ne produit rien... Mais l’état, pour justifier son existence, promet de protéger ceux que l’on désigne comme étant des citoyens, qu’ils en soient d’accord ou pas. La loi, qui sait ce qu’elle fait, interdit à l’homme de la rue de posséder une arme même lorsqu’il subit une agression. L’état possède le monopole de la violence, celle-ci étant dévolue aux forces de police pour l’intérieur et à l’armée pour nous défendre de ceux qui, malgré notre arsenal atomique, prétendraient nous attaquer.
Les tas d’urgence
En temps de guerre, les difficultés du pays, la baisse du niveau de vie, la corruption généralisée, la dette abyssale, tout cela est oublié, l’ennemi est à nos portes. Les dirigeants s’octroient les pleins pouvoirs et proclament l’état d’urgence. Les lois peuvent être bafouées, les décisions prises n’ont plus à être justifiées, il nous faut nous sacrifier pour sauver la Nation, c’est un blanc-seing pour tous les abus de pouvoir.
L’armée est financée par nos impôts qui subventionnent les fabricants d’armes et enrichissent leurs complices. Ainsi même si notre pays ne connaît pas de conflit sur son territoire, nous participons aux guerres partout dans le monde par les ventes d’armes.
La lâcheté de la guerre
Pourquoi affirmer que cette lâcheté mène les hommes à la mort ? Parce qu’accepter de perdre sa Liberté, c’est obéir à des injonctions ou à des interdictions venant de quelqu’un d’autre et que parmi ces injonctions, il y a celle d’abandonner plus de la moitié de nos revenus à la machine étatique, d’accepter de faire vivre en parasites ceux qui ne produisent rien et sucent le sang des autres, de tous les autres, notre sang. Ce n’est pas une métaphore. Notre sang doit être versé pour entretenir les rouages de ce système qui nous écrase. La guerre est la santé des états et la guerre, ce sont les victimes qui en paient le prix...
Est-ce que tu sais ce qu’est une économie de guerre ? Cela veut dire qu’en cas d’hypothétique menace, l’état peut réquisitionner la totalité de nos biens ainsi que nos enfants. Nos vies appartiennent à l’état, il suffit d’une décision en «haut lieu» pour que nous allions nous faire massacrer «pour préserver la paix».
Responsables
Chaque contribuable est responsable de toutes les guerres partout dans le monde en accordant aux états les moyens financiers de les faire.
Chaque personne qui abandonne à l’état le droit de disposer de sa vie ou de celle de ses enfants sans jamais remettre en question ce système qui se nourrit de sang, littéralement, est partie prenante des guerres. L’état se nourrit de nous parce que nous acceptons d’être des citoyens au lieu d’être des personnes. En France, le citoyen, c’est celui qui est identifié dès la naissance par un numéro, qui est obligé de fréquenter l’école de la république dès l’âge de trois ans. L’école à la maison est rendue quasiment impossible, l’influence des parents pouvant être pernicieuse, l’éducation nationale entend façonner les esprits le plus tôt possible. Le citoyen, c’est celui qui accepte d’abandonner à l’état la moitié de ce qu’il gagne, celui qui accepte de ne pouvoir vivre, circuler, se nourrir, bâtir, s’appareiller, mourir même qu’à certaines conditions et sous le coup de lois édictées par d’autres que lui-même. Le citoyen, c’est celui qui accepte de voir périr sa descendance sous le feu d’armes qu’il a lui-même contribué à fabriquer.
Par ignorance ?
C’est probablement par ignorance que nous consentons à l’impôt. Mais cette ignorance, si elle est la condition même de l’obéissance, n’explique pas tout. Bien sûr, le mythe de la Nation, du drapeau, du bien commun entretenu par la propagande, est extrêmement efficace. Les célébrations incessantes des batailles et des héros, la ferveur du public pour ces cérémonies, entretiennent l’idée que mourir pour la patrie, la mère patrie même, est une preuve de supériorité morale. Ceux qui partent mourir ignorent que c’est l’institution étatique qui récoltera la gloire de leur sang versé. L’état s’empressera de le valoriser, fustigeant les lâches et créant une reconnaissance éternelle pour «nos héros dont le sang n’aura pas été versé en vain».
Ainsi après avoir créé une fracture dans la population (ceux qui veulent la guerre vs ceux qui la font) l’état présente la facture à la population. Reconnaissance éternelle obligatoire pour ceux qui ont perdu la vie afin que perdure ce merveilleux système qui se nourrira de sang tant que nous y consentirons. Car oui, la ressource ultime de l’appareil étatique, c’est bien la vie humaine. Cette vie qui coule en chacun de nous est, sois en sûre, le carburant indispensable à son fonctionnement. C’est de notre sang que nous l’abreuvons, c’est par la guerre et le sacrifice aveugle de ses citoyens que l’état existe.
Conclusion
Pendant que les états s’affrontent, que les guerres battent leur plein, pendant que certains amassent, les mères du monde entier ramassent leurs enfants éventrés sur les champs de bataille. Allons-nous enfin refuser de financer le carnage ? Allons-nous enfin refuser cette soumission qui exige notre obéissance et notre sang comme un dû ? Allons-nous tenter, par tous les moyens imaginables, d’échapper à l’impôt et ainsi détruire la machine étatique qui s’en nourrit ?
Nous ne devons aucune gratitude aux morts d’hier, ils furent des victimes et non des héros. Nous ne devons rien à ceux qui nous poussent les uns contre les autres. Nous ne devons sacrifier ni nos biens ni nos enfants, ni notre vie pour qu’un monarque garde son trône, pour que les politiques gardent leurs privilèges. Nous ne devons rien aux profiteurs de guerre qui pactisent avec l’état pour s’enrichir et qui utilisent les médias pour nous persuader que la guerre est nécessaire, inéluctable. Qu’ils aillent donc la faire et qu’ils nous laissent vivre en paix !
Christian Michel nous dit : «Rien dans nos gènes ne nous commande de quitter notre habitat et d’aller tuer des représentants de notre espèce.» Ce n’est pas la cruauté innée de l’être humain, mais des intérêts bien compris qui nous incitent à accepter la boucherie.
Bien qu’imparfaitement civilisé, l’être humain n’est pas systématiquement agressif. Personne de sain ne sort de son lit le matin en se disant : «Aujourd’hui est une belle journée pour aller massacrer des femmes et des enfants...» Mais dans ce système qui transforme les hommes libres en citoyens captifs, plus personne ne réfléchit, tout le monde obéit. Il n’existe plus d’innocence lorsqu’on participe à ce système qu’est la démocratie et ses guerres...
À suivre….
L’Avalée…













